20/08/2011

Taman Negara et son fleuve Timbeling

Samedi, le PDJ terminé nous prenons un minibus qui nous mène au centre de Jerantut à un comptoir qui vend des billets pour Taman Negara. Nous payons l'aller en pirogue et le retour en minibus + le droit de prendre des photos. Re bus pour rejoindre l'embarcadère de Timbeling, le chauffeur nous dépose en nous prévenant qu'il y aura Trois heures de pirogue sans arrêt Pipi, plusieurs se précipitent aux Toilettes payantes (50 cents). Nous prendrons les pirogues une heure après, celles-ci mesurent une douzaine de mètre.





 Le départ s'est fait à 10 heures pile et nous avons remonté les eaux boueuses du fleuve Timbeling pendant trois heures effectivement. Le voyage s'est passé sans encombre et sans grand intérêt, nous avons rencontré sur une berge 5 ou 6 buffles, quelques pécheurs et plusieurs pirogues qui redescendaient. L'ennui s'est peu à peu installé et nous avons parfois somnolé.








Arrivée à Taman Negara, nous sommes accueillis par une jeune femme malaisienne sur une maison flottante qui sert de bureau et restaurant. Elle téléphone à notre hôtel pour les prévenir, l'hôtel ne répond pas, il nous faut alors prendre un Taxi bateau qui nous mène 100 m plus loin en nous faisant payer 1 Rm par personne (on sent que la jungle Taman Negara est un bon business). Nous réglons à l'accueil de l'hôtel nos chambres, une troisième pirogue et nous conduit enfin au lieu ou se situe l'hôtel, soit un quart d'heure de pirogue plus loin. Les chambres et le restaurant sont au haut d'un colline avec un accès par escalier. Je prends mon courage à deux mains ou plutôt les deux valises, celle de Sylvie et la mienne (chacune pèse 17 kg) et je grimpe les escaliers. J'arrive tout en haut, le cœur battant et les jambes toutes flageolantes. Une jeune malaisienne nous offre un jus d'orange et nous remet les clés. Les chambres sont petites, typiques (les cloisons en bambou tressé), la clim et la ventilation fonctionne.












Après avoir déposé les valises, nous nous retrouvons au restaurant pour manger. Nous choisissons du riz frit façon chinoise avec légumes et omelette. Une discussion s'engage sur notre retour pour rejoindre Jerantut et Kota Baru, il semblerait que tous les trains soient complets en raison des fêtes à venir. On reverra le problème plus tard et décidons de faire une marche pour visiter une chute d'eau (la cascade d'Abaï), celle-ci doit durer 4 heures Aller-Retour.
Il fait chaud et très humide, Sylvie n'arrive pas à suivre le rythme de Sébastien et Amélie, nous ralentissons l'allure. Au passage du premiers cours d'eau que nous croisons se pose le problème de la traversée, comment faire sans se mouiller, sans se casser la figure et sans tremper nos appareils photos. Nous faisons deux tentatives, Sylvie glisse et s'étale dans l'eau. Je retire mes chaussures et tente à mon tour la traversée, mais les rochers sont hyper glissants, j'abandonne. Nous décidons alors de retourner à l'hôtel pour se désaltérer à nouveau et prendre une bonne douche car nous sommes trempés de sueur. L'idée était bonne car peu de temps après notre retour dans les chambres un violent orage est tombé. Sylvie se déchausse pour entrer dans la chambre et constate stupéfaite que l'intérieur d'une de ses chaussures est rouge de sang. Je lui dis qu'elle s'est faite certainement « mordre » par une sen-sue, elle répond que non, et pourtant son pied droit saigne bien, elle retire sa chaussette rapidement et un truc est envoyé contre la cloison de la salle de bain, c'est le sen-sue. Elle est très fine, mesure deux cm et elle est moins épaisse qu'une allumette. Sylvie n'en revient pas, elle qui avait pris ses précautions, chaussures fermées et chaussettes hautes.
J'écris actuellement sur la petite terrasse de la chambre au milieu de la nuit noire de la forêt équatoriale avec le bruit du fleuve Timbeling et le chant d'insectes. Curieusement peu d'insectes volants tournent autour de moi et pas de moustiques qui m'importunent.

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